Pourquoi il ne faut pas (re)faire la guerre en Libye

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Armin Arefi, journaliste international pour Le Point.
Armin Arefi, journaliste international pour Le Point.

Le réveil est brutal pour l'Occident. Quatre ans après l'intervention militaire de l'Otan qui a renversé Muammar Kadhafi, le monde assiste, impuissant, à l'émergence de l'organisation État islamique en Libye. En décapitant 21 Coptes égyptiens, sur le même modèle que ses exécutions filmées en Irak et en Syrie, l'organisation a signé son coup le plus retentissant en dehors de l'autoproclamation de son "califat" en Irak et en Syrie. Profitant du chaos sécuritaire dans la Libye post-Kadhafi, des djihadistes libyens sont rentrés de Syrie et d'Irak en 2014 pour créer la milice du Conseil consultatif de la jeunesse islamique qui a prêté allégeance à l'EI en octobre dernier.Ils contrôlent déjà deux villes de taille - Syrte, située à 500 kilomètres à l'est de Tripoli, et Derna, à 1 300 kilomètres à l'est de la capitale -, où ils ont progressivement instauré la charia. La branche libyenne de l'EI a également enregistré l'arrivée de nombreux combattants étrangers, des islamistes égyptiens qui ont fui la répression implacable du nouveau président al-Sissi, mais aussi de jeunes Africains désoeuvrés. Ces nouvelles recrues djihadistes sont formées dans des camps d'entraînement dans l'est du pays, potentielles rampes de lancement pour de futurs attentats dans le Vieux Continent. Face à cette menace, l'Égypte voisine, qui a déjà bombardé les positions djihadistes, réclame d'urgence une intervention internationale en Libye. Pays...

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  • aerosp le jeudi 19 fév 2015 à 15:38

    Et BHL, Sarkosi et juppé peinards dans leur fauteuil. Honte aux journalistes à ne pas aller les réveiller !