Pourquoi Gérard Filoche n'ira (sans doute) pas à la primaire

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Gérard Filoche, en avril 2016
Gérard Filoche, en avril 2016

Gérard Filoche l'a dit et redit, encore mercredi : « Je suis candidat à la primaire. » L'ex-inspecteur du travail, trublion de l'aile gauche du PS, laissait planer le doute jusqu'alors, puisqu'il ne souhaitait concourir qu'à une primaire élargie, au-delà du seul Parti socialiste. Il semble avoir désormais les garanties que ce sera le cas, d'où sa décision.

Mais a-t-il les garanties de pouvoir s'y inscrire ? Filoche affirme qu'il a d'ores et déjà les parrainages requis. Les règles ont été établies lors d'un conseil national le 2 octobre : pour participer à la primaire des 22 et 29 janvier, le candidat doit réunir les signatures de 5 % des parlementaires socialistes, ou 5 % des membres titulaires du conseil national, ou 5 % des maires des villes de plus de 10 000 habitants répartis dans dix départements et quatre régions, ou 5 % des conseillers régionaux et départementaux de dix départements et quatre régions.

La majorité des candidats potentiels (Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann et Arnaud Montebourg, sans compter François Hollande) devrait sans difficulté atteindre l'un ou l'autre de ces quotas. C'est beaucoup plus incertain pour Gérard Filoche, même s'il assure le contraire.

Yalta

L'homme n'a qu'un « mandat », celui de membre du bureau national du PS, l'organe politique du Parti socialiste. Son influence est donc réduite. Il lui est quasi-impossible de réunir les 5 % de...

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