Pour ne pas disparaître, les chrétiens d'Irak veulent une région autonome

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Si nous voulons stopper cette hémorragie, il nous faut un territoire autonome, protégé par l?ONU?, explique Gérald Bidawid.
Si nous voulons stopper cette hémorragie, il nous faut un territoire autonome, protégé par l?ONU?, explique Gérald Bidawid.

An Kawah, dans la banlieue d'Erbil, est peuplée majoritairement de chrétiens qui ont fui l'avancée de Daesh. C'est là que se réunit l'Hadyab Society for Competencies, rassemblant des universitaires, des ingénieurs, des biologistes, des médecins, tous chrétiens. Ce soir-là, le docteur Gérald Bidawid présente aux participants une carte colorée : la première esquisse de la future région autonome de la Plaine de Ninive. Ninive nous ramène à la Bible. Il s'agit d'une des plus anciennes cités de Mésopotamie. La capitale d'un empire assyrien, sept siècles avant Jésus-Christ. C'est aujourd'hui un territoire occupé par l'organisation État islamique, entre Mossoul et la région autonome du Kurdistan.

Une véritable hémorragie

« Il y avait 1,5 million de chrétiens au temps de Saddam Hussein. Combien en reste-t-il aujourd'hui ? 300 000 ? 400 000 ? Chaque jour, des familles entières quittent le pays, pour l'Europe ou les États-Unis. Si nous voulons stopper cette hémorragie, il nous faut un territoire autonome, protégé par l'ONU », explique Gérald Bidawid, neveu de Raphaël 1er Bidawid, l'ancien patriarche catholique chaldéen de Babylone. Il est diplômé de l'Institut Pasteur, dispose d'un passeport français, et préside l'International Industriel MedicalGroup, basé dans le canton de Fribourg, en Suisse.

Accueillir d'autres minorités

Gérald Bidawid se rendra à la fin du mois à...

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