Policiers : entre piston et clientélisme, l'opaque système des mutations

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En 2014, il y a eu 3 328 mouvements de mutation parmi les 110 000 policiers français.
En 2014, il y a eu 3 328 mouvements de mutation parmi les 110 000 policiers français.

La justice épingle là le manque de transparence de tout un système : celui des mutations des policiers, cogérées par l'administration et les syndicats. Un dispositif où règne le clientélisme. Des dizaines de policiers de la région parisienne ont estimé en effet avoir été désavantagés et ont décidé de porter l'affaire en justice, qui leur a donné raison.

Le tribunal administratif de Paris - qui tacle « une procédure irrégulière » - a ainsi décidé d'annuler toutes les mutations des policiers de l'année 2014 vers Bordeaux, la Guadeloupe et La Réunion. Un policier de l'Essonne, qui a saisi la justice, raconte dans Le Parisien : « J'avais demandé la Guadeloupe. Un plus jeune que moi m'est passé devant. J'ai voulu savoir pourquoi. On ne m'a jamais donné de réponse. Puis j'ai postulé pour Tours. J'étais premier sur la liste au niveau des points. Mais ils ont encore pris quelqu'un d'autre. » S'ils restent limités, les recours comme ceux-ci sont en nombre croissant chez les 110 000 policiers français.

« La liste magique »

Dans la police, le système des carrières se joue normalement en deux temps lors des commissions administratives paritaires, les CAP. En 2014, les mutations ont concerné 3 328 fonctionnaires. Un grand nombre se fait en fonction des points (acquis grâce à l'ancienneté, NDLR) et le reste se joue sur des postes ou des grades (lieutenant, capitaine, etc.).

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  • M5723741 le mercredi 2 mar 2016 à 11:01

    De tout façon quelque soit le secteur publique les mutations, promotions, postes etc sont gérés par les syndicats. Le ministère gère les congés, les nombreux arrêts de travail de ses personnels administratifs!!!

  • M8252219 le mercredi 2 mar 2016 à 10:47

    Ça reflète bien l'opacité du secteur public , la qualité et le mérite ne sont pas la base des promotions mais le copinage ou le syndicalisme et le clientélisme.