Police : le Raid au chevet de la France

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Des bus ont été utilisés pour transporter les victimes loin du Bataclan.
Des bus ont été utilisés pour transporter les victimes loin du Bataclan.

Ce vendredi 13 novembre, pendant que la BRI, la célèbre antigang, est aux prises avec les terroristes au premier étage du Bataclan, les opérationnels du Raid organisent les secours. Ils passent au peigne fin le rez-de-chaussée, les toilettes, les vestiaires, les cuisines. Ils cherchent même un sous-terrain, dont on leur a dit qu'il avait été creusé sous la salle de spectacle, mais dont ils n'ont jamais trouvé l'entrée. Ce jour-là, les hommes du Raid avancent lentement dans les flaques de sang, enjambent les morts, marchent sur des « débris humains », parfois aveuglés par la lumière éblouissante des projecteurs de la scène. Leur vocabulaire est dur. « On a tout fait pour ne pas piétiner les corps », disent-ils.

Arrivés sur les lieux après leurs collègues de l'antigang, ils savent parfaitement qu'ils ne seront pas, cette fois-ci du moins, en première ligne des opérations. Des snipers d'appui sont toutefois disposés, en bas et à l'extérieur, prêts à « engager » à la moindre occasion, dès qu'un bout d'épaule, une jambe ou encore, mieux, une tête se présentera à eux. Cela arrivera d'ailleurs : « Tango touché, non létal », lâche un sniper dans sa radio, juste avant que l'on n'entende le bruit d'une énorme explosion. Blessé, un terroriste a fait quelques pas de côté, s'est éloigné ? volontairement ? ? des otages et a actionné sa ceinture. Dans ce flot ininterrompu de morts, les agents de la BRI et du Raid...

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