Police-gendarmerie : l'éternelle querelle des frères ennemis

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Un gendarme et un policier participent à une opération commune de contrôle des automobilistes.
Un gendarme et un policier participent à une opération commune de contrôle des automobilistes.

La tension entre policiers et gendarmes continue de parcourir les rangs des deux institutions. D'autant que malgré leur réunion sous l'égide du même ministère de l'Intérieur en 2009, et plusieurs tentatives - pas toujours couronnées de succès - de mutualisation, aucun des deux camps ne semble disposé à rendre les armes. "C'est la guerre, c'est une très vieille histoire entre deux corps qui travaillent au même objectif avec des modus operandi bien singuliers", témoigne un parlementaire de l'opposition très au fait des questions de sécurité. "Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le politique a indirectement participé à ce que cette opposition perdure en affichant ouvertement sa préférence pour tel ou tel corps." Il est vrai que plusieurs anciens présidents de la République ont tour à tour privilégié l'un ou l'autre pour certains missions, notamment lorsqu'il s'agissait de leur propre protection."Mitterrand avait placé des gendarmes dans son premier cercle, Chirac a plutôt suivi la même voie avant que Sarkozy fasse clairement état de sa préférence pour les policiers, avec lesquels il avait noué des relations proches dès l'affaire de la maternelle de Neuilly. Et puis Hollande est passé par là en privilégiant - notamment sous l'impulsion de Manuel Valls - la gendarmerie", poursuit l'élu.Des regroupements avortésSi, dans le cadre du regroupement des deux corps sous le commandement de la Place Beauvau, policiers et gendarmes ont...

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