"Poilorama" : une websérie au poil !

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Angela Davis à son procès pour meurtre le 2 avril 1971. 
Angela Davis à son procès pour meurtre le 2 avril 1971. 

Dégueux ou subversifs ? Les poils sont-ils nos ennemis ou un compagnon de révolution ? Pour répondre à ces interrogations bien actuelles, la websérie Poilorama

revient sur deux cents ans d'éradication du poil dans notre société. Avec une dizaine de vidéos de 5 minutes chacune, disponibles gratuitement sur le site d'Arte, les réalisateurs Emmanuelle Julien, Olivier Dubois et Adrien Pavillard racontent comment la toison des femmes comme des hommes est devenue la véritable bête à abattre.

« Ces sécrétions qui viennent s'attacher aux poils, explique Christian Bromberger, anthropologue interrogé dans le premier épisode de la série, soit qu'il s'agisse de la sueur, soit qu'il s'agisse, dans d'autres parties du corps, des excréments, ou encore pour la moustache, de la salive, cela apparaît comme le symbole de la saleté, des mauvaises odeurs, bref de tout ce qui semble incommoder aujourd'hui. »

Fascisme

Exception faite des années 70, où la libération sexuelle fait la part belle à la pilosité, le poil a toujours été vécu comme une menace, ou un synonyme de sexualité, tabou, alors même qu'il est censé nous protéger des microbes et nous aider à refroidir notre corps. Christian Bromberger va plus loin dans son analyse : « Il y a une affinité entre le corps tel qu'il est présenté par les systèmes fascistes, avec ces corps aujourd'hui parfaitement sculptés, où il n'y a...

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