Pendant le choc pétrolier, Le Figaro faisait la chasse aux économies d'énergie

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RÉTRO IMMO - Au milieu des années 70, dans un contexte de forte hausse des prix du pétrole, Le Figaro multiplie les articles consacrés aux économies d’énergie, destinée au chauffage notamment.

Individualiser les compteurs, moduler les températures selon les pièces, subventionner l’isolation etc… Ces idées que l’on va continuer à mettre en avant lors de la conférence sur le climat COP 21, Le Figaro les évoquait déjà dans ses colonnes vers la fin des années 1970. Dans ces années où la France comme ses voisins devaient s’habituer à vivre avec un pétrole cher, on parlait plus de faire des économies que de préserver l’environnement ou la couche d’ozone.

Au début de l’année 1974, plusieurs mesures sont annoncées pour subventionner l’isolation thermique et la régulation automatique des chaudières dans l’ancien, rendre obligatoire la présence de thermostats dans le neuf et subventionner la recherche d’énergies alternatives. «Dès la prochaine saison hivernale 1974-1975, 3 à 4 millions de tonnes de pétrole devraient pouvoir être économisées, soit le dixième de notre consommation pour se chauffer, précise un article daté du 8 mars. Ce sera d’autant plus le cas que le nombre de jours où les installations collectives seront autorisées à marcher sera ramené de 222 à 180.» Des mesures qui ne suffisent cependant pas à rassurer le journaliste, en s’appuyant sur l’exemple concret d’un pavillon de 3 pièces en banlieue. «Remplir la cuve a coûté 1300 F en septembre 1973. En mars 1974, il en coûterait 2500 F environ. Comment feront en septembre les propriétaires?»

«Safari chaleur»

Quelques années plus tard (11 février 1977) le quotidien évoque de nouvelles pistes proposées au terme d’un «safari chaleur», organisé par le ministre de l’Industrie de l’époque, Michel d’Ornano. «Un tiers des ménages français pourraient être chauffés sans électricité et sans mazout, précise l’article. Il suffirait pour cela d’utiliser tous les rejets thermiques actuellement déversés en pure perte par les centrales électriques et par les industriels.» Une piste «explosive» comme le souligne l’article qui ne sera jamais exploitée.

En revanche, les bonnes vieilles recettes ont toujours du succès. Un article du 12 septembre 1977 rappelle que la bonne température pour un logement, c’est 18 et non 20 degrés. «Chez les brocanteurs, on peut trouver de vieux thermomètres où il est expliqué que 20 degrés c’est une chambre de malade et 18 degrés la température idéale pour chambrer le vin», précise l’article. Il en profite pour rappeler le slogan: «Soyez kitsch, mettez une petite laine.» Autres pistes suggérées: «les tubes fluorescents (autrement dit les néon, NDLR) sont moins énergivoraces que les simples lampes à incandescence» et l’achat de réfrigérateur et téléviseurs peu gourmands en énergie.

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