Pas de piste privilégiée pour le crash du vol AH5017 d'Air Algérie

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PAS DE PISTE PRIVILEGIÉE POUR LE CRASH DE L'AVION D'AIR ALGÉRIE
PAS DE PISTE PRIVILEGIÉE POUR LE CRASH DE L'AVION D'AIR ALGÉRIE

BAMAKO (Reuters) - Les enquêteurs ont déclaré samedi ne privilégier aucune piste dans le cadre de la procédure visant à déterminer les causes de l'accident de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali le 24 juillet, faisant 116 morts dont 54 Français.

Le président de la commission d'enquête accident malienne, N'Faly Cissé, et Bernard Boudaille, chef de pôle au Bureau d'enquêtes et d'analyse (BEA) ont présenté samedi à Bamako un rapport d'étape qui ne lève pas les questions autour de cet accident.

"Pour l'instant, il n'y a pas de piste privilégiée", a dit Bernard Boudaille au moment de commenter les premiers résultats des investigations sur les causes de l'accident du McDonnell Douglas MD-83 (vol AH5017) qui devait assurer la liaison entre Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, et Alger.

"Rien ne peut confirmer ou infirmer la piste terroriste", a ajouté Bernard Boudaille.

Les données analysées pour l'instant ont confirmé une chute "rapide et verticale", a dit N'Faly Cissé.

Cela correspond aux premiers éléments communiqués le 7 août dernier, qui faisaient état d'une perte de vitesse en vol et d'une chute rapide avant que l'appareil ne se désintègre en touchant le sol.

Pour le reste, les enquêteurs ont encore besoin de temps pour éclaircir les causes du crash.

Il ne serait pas dû aux intempéries puisque "l'équipage n'a pas rencontré de turbulences", a dit N'Faly Cissé, alors que les responsables de l'enquête avaient un temps fait de cette piste la plus sérieuse.

L'une des difficultés majeures reste de décrypter l'ensemble des messages de l'enregistreur de voix du cockpit, a souligné N'Faly Cissé. "Les travaux continuent. Nous avons contacté de nombreux laboratoires pour qu'on ait le maximum de données", a-t-il dit.

L'aide au pilotage automatique avait été désactivée avant l'accident mais rien ne permet aux enquêteurs de dire avec certitude si elle l'a été volontairement par le pilote, a encore expliqué N'Faly Cissé.

A Paris, le président François Hollande a reçu en fin d'après-midi les familles de victimes auxquelles ce rapport d'étape a été présenté, a fait savoir l'Elysée.

"L'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie internationale a exposé les avancées du processus d'identification des victimes, qui devrait s'achever début 2015", précise le communiqué de la présidence.

"Le chef de l'Etat a confirmé que les familles des victimes seraient invitées à se rendre sur les lieux du drame avant la fin de l'année 2014, en bénéficiant d'un soutien de l'armée française."

(Adama Diarra, avec Gregory Blachier à Paris; édité par Danielle Rouquié)

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