Pas de charge contre Franck Louvrier dans l'affaire Bygmalion

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PAS DE CHARGE CONTRE FRANCK LOUVRIER DANS L'AFFAIRE BYGMALION
PAS DE CHARGE CONTRE FRANCK LOUVRIER DANS L'AFFAIRE BYGMALION

PARIS (Reuters) - Franck Louvrier, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, a déclaré jeudi soir à Reuters qu'aucune charge n'avait été retenue contre lui, à l'issue de dix heures de garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le dossier "Bygmalion".

Cette affaire porte le nom d'une société accusée d'avoir mis en place avec l'UMP un système présumé de fausses factures pour couvrir, en 2012, des dépassements de frais de campagne de l'ex-chef de l'Etat, aujourd'hui redevenu président du principal parti de la droite française.

"L'audition a permis d'éclairer les enquêteurs sur les rôles et les responsabilités de chacun pendant la campagne présidentielle de 2012", a dit Franck Louvrier, interrogé par Reuters à l'issue de sa garde à vue.

"Aucune charge n'a été retenue contre moi après dix heures d'audition", a ajouté l'ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, qui fut un membre clef de sa garde rapprochée et de son dispositif, tant à l'Elysée que pendant les campagnes présidentielles de 2007 et de 2012.

Sa garde à vue, entamée le matin dans les locaux de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions fiscales et financière, à Nanterre, a été levée en début de soirée, a-t-on précisé de source judiciaire.

L'enquête des juges, initialement ouverte pour faux, usage de faux, abus de confiance, tentative d'escroquerie et complicité et recel de ces délits, a été étendue fin novembre au délit de financement illégal de campagne électorale.

Trois anciens responsables de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 ont été mis en examen début avril dans cette affaire : l'ex-préfet de Lozère Guillaume Lambert, le député UMP Philippe Briand, qui était trésorier de la campagne, et l'avocat Philippe Blanchetier, conseiller juridique.

Trois ex-cadres de l'UMP (l'ancien directeur général Eric Cesari, l'ancien directeur de la communication Pierre Chassat et Fabienne Liadzé, ex-directrice des affaires financières) et quatre anciens cadres de la société Bygmalion (Bastien Millot, Guy Alvès, Franck Attal et Sébastien Borivent), ont également été mis en examen dans ce dossier.

(Nicolas Bertin et Chine Labbé, avec Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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