Paris et Londres lancent un projet de drone de combat commun

le
1
PROJET DE DRONE DE COMBAT FRANCO-BRITANNIQUE
PROJET DE DRONE DE COMBAT FRANCO-BRITANNIQUE

PARIS (Reuters) - La France et la Grande-Bretagne lancent mercredi un projet de drone de combat commun, qui sera réalisé par six industriels européens, avec en ligne de mire un lancement à l'horizon 2030.

Cette étude de faisabilité, d'un coût de 250 millions d'euros, vise à préparer le développement début 2017 d'un démonstrateur issu des expériences menées par Dassault Aviation et BAE Systems, selon la Direction générale de l'armement (DGA).

Le délégué général de l'armement, Laurent Collet-Billon, et son homologue britannique, Bernard Gray, devaient remettre les contrats d'études aux six groupes industriels engagés dans le projet lors d'une cérémonie mercredi après-midi au siège de Dassault Aviation à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

Outre Dassault et BAE, le projet comprend les motoristes français Safran et britannique Rolls-Royce, ainsi que Thales et Selex, filiale de l'italien Finmeccanica, chargés, eux, de l'électronique et des senseurs. Dassault Aviation détient 26% de Thales.

Tous les six ont déjà coopéré dans le cadre d'une première phase préparatoire de deux ans basée sur les démonstrateurs Neuron de Dassault Aviation et Taranis de BAE. Le Neuron avait réalisé son premier vol en décembre 2012.

Les ministres français et britanniques de la Défense avaient signé en juillet un contrat d'étude de 150 millions d'euros prévu sur deux ans, auxquels s'ajoutent des études nationales de 50 millions d'euros lancées par chacun des deux pays.

La signature de ce contrat par Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, et son homologue britannique, Philip Hammond, au salon aéronautique de Farnborough, près de Londres, officialisait la déclaration d'intention faite par les deux gouvernements lors du sommet franco-britannique du 31 janvier dernier.

L'objectif est double : lancer un drone de combat européen à l'horizon 2030 et faire travailler les mêmes bureaux d'études sur un futur avion de combat piloté de nouvelle génération qui a vocation à être le successeur unique du Rafale, de l'Eurofighter et du suédois Gripen vers 2040.

(Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • cmoineau le mercredi 5 nov 2014 à 16:01

    ils vont pouvoir surveiller nos centrales nucléaires LOL