Panama papers: le Premier ministre islandais démissionne

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LA PUBLICATION DES PANAMA PAPERS POUSSE LE PREMIER MINISTRE ISLANDAIS À DÉMISSIONNER
LA PUBLICATION DES PANAMA PAPERS POUSSE LE PREMIER MINISTRE ISLANDAIS À DÉMISSIONNER

REYKJAVIK (Reuters) - Le Premier ministre islandais, Sigmundur Gunnlaugsson, dont l'entourage a été mis en cause par les "Panama papers", a démissionné de ses fonctions mardi, a annoncé le vice-président de sa formation, le Parti du progrès.

Selon les documents publiés depuis dimanche par une centaine de journaux dans 76 pays, l'épouse de Gunnlaugsson possède une société enregistrée au Panama qui détient des créances sur des banques ayant fait faillite en 2008 et qui ont dû être renflouées par l'Etat.

Le chef du gouvernement islandais est le premier dirigeant contraint de quitter ses fonctions depuis le début des révélations coordonnées par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).

Sigurdur Ingi Johannsson, vice président du Parti du progrès et ministre de la Pêche et de l'Agriculture, a précisé devant la presse que sa formation avait proposé sa candidature comme nouveau chef du gouvernement. Cette proposition a été adressée au Parti de l'indépendance, membre de la coalition gouvernementale.

Avant l'annonce de sa démission, Sigmundur Gunnlaugsson avait demandé au président islandais Olafur Ragnar Grimsson de prononcer la dissolution du Parlement pour éviter une motion de censure déposée par l'opposition lundi.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté lundi devant le Parlement après les révélations concernant la femme de Gunnlaugsson. Ce dernier a expliqué que les avoirs extraterritoriaux détenus par son épouse étaient soumis à l'impôt en Islande.

Ses adversaires font valoir qu'il n'aurait pas dû dissimuler ces avoirs et que sa fonction de Premier ministre le plaçait face à un conflit d'intérêts puisque le gouvernement a renfloué des banques sur lesquelles la société de sa femme détenait des créances.

Un porte-parole du gouvernement a précisé que les procédures judiciaires engagées contre ces banques dépassaient les 500 millions de couronnes islandaises (4,1 millions de dollars).

(Ragnhildur Sigurdardottir; Pierre Sérisier pour le service français)

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