Opération de contrôle du campement de Stalingrad à Paris

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OPÉRATION DE POLICE À LA STATION DE MÉTRO STALINGRAD, À PARIS
OPÉRATION DE POLICE À LA STATION DE MÉTRO STALINGRAD, À PARIS

PARIS (Reuters) - La police a effectué lundi matin une opération de contrôle des identités et des situations administratives de 2.500 migrants campant aux abords de la station de métro Stalingrad, dans le 19e arrondissement de Paris, a-t-on appris auprès de la mairie.

Dans un courrier adressé vendredi aux ministres de l'Intérieur et du Logement, Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse, Anne Hidalgo a appelé l'attention du gouvernement sur la "situation humanitaire et sanitaire dramatique" de ces migrants.

Selon un porte-parole de l'hôtel de ville, leur nombre s'est accru d'environ un millier en une semaine au moment où le campement de migrants de Calais était démantelé, sans pouvoir dire dans quelle mesure il y a eu un effet vases communicants.

"Tant pour les migrants que pour les riverains, la situation est devenue insoutenable", écrit Anne Hidalgo dans sa lettre, dont Reuters a obtenu copie.

"Nous insistons donc sur l'absolue nécessité de mettre à l'abri ces personnes, qui dorment pour certaines dans les rues de Paris depuis plusieurs semaines", ajoute-t-elle.

La maire de Paris dénonce la méthode "consistant à attendre le point de rupture" et estime que cela n'a "que trop duré".

Elle dit compter sur les services de l'Etat pour que la mise à l'abri de ces migrants "soit conduite rapidement".

Elle précise que cette opération doit avoir lieu avant l'ouverture d'un centre d'accueil pour les réfugiés porte de la Chapelle, dans le Nord de Paris. Ce centre, explique-t-elle, qui n'a pas vocation à recevoir les migrants de Stalingrad.

Mais l'opération conduite lundi matin n'est en rien une évacuation de ce campement, dit-on à la mairie.

"C'est une opération de police comme il y en a deux par semaine, des contrôles d'identité et de situation administrative mais pas une opération de mise à l'abri", a déclaré à Reuters un porte-parole de l'hôtel de ville.

Une opération similaire a été conduite au milieu de la semaine dernière, a-t-il rappelé. Certains migrants peuvent éventuellement être conduits à un poste de police mais ils resteront pour l'essentiel sur place, a-t-il ajouté.

Il rappelle également que "l'Etat s'est engagé par la voix du président de la République et du Premier ministre" à mettre fin à cette situation. "La maire le demande depuis une semaine."

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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