Omar m'a pas tuer (suite)

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Pourquoi annoncer que de nouvelles traces ADN vont permettre d'arrêter le véritable meurtrier de Ghislaine Marchal ?
Pourquoi annoncer que de nouvelles traces ADN vont permettre d'arrêter le véritable meurtrier de Ghislaine Marchal ?

Voilà ce qu'il en coûte de faire la leçon à l'appareil judiciaire... Mercredi, mal m'en a pris d'expliquer à quel point il était ridicule d'annoncer que de nouvelles traces ADN allaient permettre d'interpeller de manière imminente le meurtrier de Ghislaine Marchal. Meurtrier qu'on cherche depuis 25 ans puisque Omar Raddad a été comme on le sait disculpé de ce crime.

Et là, plusieurs doctes m'ont sauté dessus et expliqué à leur tour qu'ils étaient les spécialistes de la spécialité et qu'on appelle cela l'effet d'annonce. À les entendre, c'est un cas d'espèce et, à leur sens, l'instruction du dossier est parvenue à un tel degré d'impuissance que même ces nouvelles traces ADN ne sont qu'un mince et ultime espoir. Pourquoi ? Parce que même si empreintes génétiques il y a, encore faut-il qu'on les déniche dans le fichier central qui en compte 2,5 millions, mais qui ne recense que les criminels, délinquants ou ceux qui ont commis une grave infraction de la route. Bref, la justice espère que cette annonce va faire sortir le loup du bois et qu'il va peut-être, se sentant cerné, venir se livrer.

Mais quel abruti je suis ! Comme le disait jadis le commissaire Bourrel dans les fameuses Cinq Dernières Minutes, mais c'est bien sûr. Tout s'éclaire. J'ai tout compris. En gros, le mec, au bout de 25 ans, alors qu'il fume la pipe tous les soirs au coin d'un bon feu de cheminée, soudainement rongé par le remords, va...

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