Nucléaire iranien : c?est mal parti

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Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a fait de la possibilité de l'inspection des sites militaires iraniens une condition sine qua non de l'accord. 
Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a fait de la possibilité de l'inspection des sites militaires iraniens une condition sine qua non de l'accord. 

Cela fait douze ans que les négociations ont débuté. Deux mois que les diplomates ont signé un accord, dit intérimaire, à Genève, dont on disait, les Américains surtout, que le verrou bloquant la négociation avait enfin sauté. Certes, il restait des détails pratiques à régler. Mais pour l?essentiel, les Iraniens avaient enfin accepté de stopper leur course à l?armement nucléaire, acquiescé à l?idée que la communauté internationale puisse vérifier qu?il n?y avait pas de poursuite des recherches des savants et des militaires de Téhéran pour se doter clandestinement du combustible et de la technologie nécessaires à une bombe.

Déjà les rues de Téhéran exultaient de joie à l?idée que l?embargo durement supporté allait s?arrêter et leur pays à nouveau connaître la prospérité à laquelle sa taille, ses richesses, ses capacités intellectuelles lui permettaient d?aspirer. Sans attendre la fin de l?embargo, les hommes d?affaires du monde entier, en particulier américains, prenaient déjà contact avec leurs clients potentiels iraniens dans l?attente du pactole qui s?offrait : un pays sortant d?une période de plus de dix ans de vaches maigres, avide de consommer, de rattraper le temps perdu. Avec tous les moyens de le faire puisque la fin des sanctions signifie la récupération d?un trésor de guerre de 150 milliards de dollars, gelé dans les banques occidentales.

Les exigences de Téhéran

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