"Nous ne sommes pas habitués aux scènes de guerre"

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Image d'illustration.
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Le Point.fr. Comment s'est déroulé la nuit de vendredi à samedi ?

Dr Pourya Pashootan : Beaucoup de personnels de l'hôpital qui n'étaient pas requis par le Plan Blanc y sont revenus spontanément. C'est mon cas. Je suis arrivé en salle de réveil, où les blessés les plus urgents étaient accueillis et pris en charge, un peu avant 11h. Un blessé urgent y était déjà et sortait du bloc opératoire, il avait déjà été opéré et avait donc dû arriver parmi les premiers environ une heure auparavant. L'hôpital Saint-Louis est à 100 mètres de certains lieux des fusillades. On a donc reçu très rapidement des blessés graves. En tout en salle de réveil, 7 à 10 blessés urgents ont été accueillis. Quatre, je crois, sont passés au bloc opératoire cette nuit. Ce matin, les urgences vitales sont faites, il reste à s'occuper des blessés plus légers, retirer des balles, faire les soins cutanés....

Quels types de blessures?

Des blessures par balle. Au corps, au visage. Je ne sais pas si nous avons reçu de blessés par explosifs. Les blessés les plus graves sont maintenant en réanimation. Parmi les victimes accueillies en salle de réveil cette nuit, aucun décès n'a été constaté. Je pense que les blessés encore plus lourds ont été dirigés d'entrée vers les hôpitaux équipés de service de chirurgie vasculaire, Henri-Mondor à Créteil, Georges...

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