Notre-Dame-des-Landes : "Je suis né ici, je reste ici"

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Alphonse Fresneau (à droite), ici avec son neveu Sylvain, habitants historiques du site où doit être construit l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, vont finalement être expulsés.
Alphonse Fresneau (à droite), ici avec son neveu Sylvain, habitants historiques du site où doit être construit l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, vont finalement être expulsés.

Le tribunal de grande instance de Nantes a confirmé ce lundi 25 janvier l'expulsion de onze familles résidant sur la zone du futur aéroport Notre-Dame-des-Landes. Elles ont jusqu'au 26 mars pour évacuer les lieux. La décision de justice n'a pas été accompagnée d'astreinte financière en cas de retard, comme c'est parfois le cas.

À quoi ressemble le site ? C'est, par exemple, cette maison ordinaire, recouverte de lierre, au milieu du bocage nantais. Il y a bien longtemps que le portail n'a pas été ouvert. On entre par la cour, en longeant un entrepôt orné d'un immense logo jaune « Aéroport Non ». En attendant la probable évacuation, une banderole blanche barre la façade de la maison : « Je suis né ici, je reste ici. » Sous la véranda ce 20 janvier, Alphonse Fresneau, 83 ans, est assis à sa table, profitant de la clarté de l'hiver. Il fait signe aux visiteurs d'entrer, se dit fatigué et lassé de répondre aux questions des journalistes qui viennent sans cesse toquer au carreau.

Pétition de riverains

La décision du tribunal intervient au moment où le conseil régional des Pays de la Loire, présidé par Bruno Retailleau (LR), a voté une résolution pour demander l'évacuation de la Zad. Ce vote intervient une semaine après le dépôt en préfecture d'une pétition de riverains réclamant l'expulsion des militants écologistes et altermondialistes, dont la présence semble diversement...

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