Nicolas Sarkozy, en dédicace à Strasbourg, renoue avec ses fans

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SÉANCE DE DÉDICACES POUR NICOLAS SARKOZY À STRASBOURG
SÉANCE DE DÉDICACES POUR NICOLAS SARKOZY À STRASBOURG

par Gilbert Reilhac

STRASBOURG (Reuters) - "C’est pas tous les jours qu’on voit la queue devant une librairie!" : Nicolas Sarkozy a savouré mardi à Strasbourg une première séance de dédicaces de son livre "La France pour la vie" qui a attiré quelque 500 partisans.

L'ancien chef de l'Etat, qui avait choisi un département où 63,44% des électeurs ont voté pour lui au deuxième tour de la présidentielle de 2012, a été accueilli par des "Nicolas! Nicolas!" devant la librairie Kléber, haut lieu de la vie littéraire alsacienne, qui n'a pu contenir la moitié du public.

"J’ai voulu venir dans une librairie parce que les librairies sont des lieux de civilisation que nous devons à toute force préserver et parce que j’ai essayé d’écrire un livre. Pas un livre politique, un livre", a-t-il déclaré.

Dans "La France pour la vie", paru lundi en librairie, Nicolas Sarkozy s'essaye à un mea culpa en concédant des "erreurs" et des "impairs" durant son quinquennat et trace, tout en s'en défendant, un programme de candidat à un an et demi de la présidentielle.

"Pour moi, c’est assez bouleversant. C’est pas tous les jours qu’on voit la queue devant une librairie", a-t-il ajouté, suscitant les rires du public.

Nicolas Sarkozy, qui entame cette opération de reconquête à l'heure où sa cote baisse dans les sondages, a aussi parlé politique en critiquant, comme dans son livre, son successeur et son gouvernement.

Ainsi de François Hollande, qui fut le plus "sévère" lorsqu’il avait proposé de retirer la nationalité française à quelqu’un qui "trahit la France". "Et il veut le faire, maintenant", a raillé Nicolas Sarkozy. Quant à Emmanuel Macron, qui a évoqué l'extinction "de facto" des 35 heures au Forum de Davos (Suisse), "qu’il arrête de parler et qu’il fasse".

"C'EST LE MEILLEUR"

Le président des Républicains a de nouveau regretté de ne pas être allé au bout de ses idées pour avoir "trop tenu compte des commentaires".

"L’Histoire oublie totalement les commentaires et ne retient que les décisions et ça, ça me servira de leçon", a-t-il assuré.

"Pour moi, c’est le meilleur, il n’y en a pas eu comme lui depuis De Gaulle", a affirmé à Reuters Alexis Lehr, médecin de 70 ans qui a voté pour Nicolas Sarkozy en 2007 et en 2012.

Selon un sondage Ifop pour Paris Match, iTELE et Sud Radio diffusé mardi, Alain Juppé reste pourtant le favori de la primaire de la droite et du centre de novembre avec 41% des intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy (30%), François Fillon (12%) et Bruno Le Maire (10%).

Pour Martine Auffray, une Lorraine venue d’Epinal qui avoue le même âge que l’ancien président – 60 ans -, c’est "un homme comme lui qu’il fallait pour notre pays". "J’ai eu honte en 2012", ajoute cette ancienne aide-soignante.

"Les jeunes le voient d’un oeil positif. Il a les qualités d’un leader, il dégage une certaine force", ajoute Lili Papakarafilu, jeune Bulgare de 20 ans qui poursuit des études de sociologie à Strasbourg.

"J’ai aimé son honnêteté envers l’ensemble de son quinquennat", explique pour sa part Gauthier Angst, lycéen de 17 ans, qui a pris la peine de lire l’ouvrage la veille. Il a lu aussi le livre d’Alain Juppé mais juge que l’ancien Premier ministre représente moins "le dynamisme de la jeunesse".

(Edité par Sophie Louet)

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  • cacciat4 il y a 10 mois

    500 c'est de la rigolade