Nicolas Dupont-Aignan : "Si Assad tombe, Daesh deviendra inexpugnable"

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À Kos, à deux kilomètres de la côte turque, des migrants attendent de pouvoir partir à Athènes avant de rejoindre la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou la France.
À Kos, à deux kilomètres de la côte turque, des migrants attendent de pouvoir partir à Athènes avant de rejoindre la Grande-Bretagne, l'Allemagne ou la France.

Le Point : Vous avez profité de vos vacances en Grèce pour vous rendre à Leros, une île qui reçoit de nombreux migrants. Quelle est l'ampleur de la vague à Leros ?

Nicolas Dupont-Aignan : Je voulais me rendre compte par moi-même du drame humain qui se joue à nos portes. Chaque semaine, la Grèce accueille plus de 20 000 migrants, concentrés sur quelques petites îles qui jouxtent la Turquie : Lesbos, Kos, Samos ou Leros. Pour cette dernière, où j'ai pu me rendre, cela représente 300 arrivées par jour, avec un nombre de migrants en transit de plus en plus grand ? environ 3 000 ?, presque plus que le nombre d'habitants. Ils attendent dans des conditions sanitaires déplorables de pouvoir partir vers Athènes. Les chiffres sont encore plus élevés à Lesbos, avec 2 000 arrivées certains jours. Au rythme actuel, qui s'accélère, on va vers 100 000 par mois !

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Quelle est la typologie des migrants ?

Très diverse. Il y a des familles pauvres avec des enfants, mais surtout beaucoup d'hommes seuls, dont certains aisés. J'ai ainsi pu discuter avec des étudiants syriens de la région d'Alep qui fuyaient Daesh. D'autres ont déserté l'armée d'Assad. Tous avec le même rêve : l'Allemagne, l'Angleterre ou la France pour y travailler...

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