Nice, le jour d'après

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Entrée des urgences de l'hôpital Pasteur à Nice.  
Entrée des urgences de l'hôpital Pasteur à Nice.  

Quelque 30 000 personnes étaient massées jeudi soir sur la promenade des Anglais à Nice pour assister au feu d'artifice, quand le camion conduit par Mohamed Lahouaiej Bouhlel a foncé dans la foule. Au moins 84 personnes ont été tuées, plus de 200 blessées, dont une cinquantaine en urgence absolue. La plupart des adultes ont été amenés aux urgences de l'hôpital Pasteur. Les blessés les plus légers sont sortis dès vendredi matin. Puis au compte-gouttes tout au long de la journée. L'air hagard, les yeux rougis par le chagrin et le manque de sommeil, certains essayent de parler, de confier ce qu'ils ont vécu, mais la gorge reste nouée.

Parmi les victimes, beaucoup d'étrangers en vacances. Laurence Olding, un Londonien, passait une agréable soirée avec sa fiancée Catherine, lorsqu'il a vu le camion débouler dans sa direction. « Il roulait à 50 ou 60 km/h. Tout le monde courait. J'ai sauté par-dessus le mur de la promenade des Anglais et je suis tombé plus bas sur le béton. Je me suis cassé le poignet, mais nous avons été très chanceux, ce sont des blessures mineures. » De nombreuses personnes sont toujours portées disparues et l'angoisse est grande pour leurs proches. Fayçal Chickr, 44 ans, est venu en vacances de Belgique avec sa famille. Il est sans nouvelles de son frère Rafik, 33 ans, depuis hier soir. Après le feu d'artifice, « il s'est éloigné à une cinquantaine de mètres pour fumer une cigarette ». Depuis, Fayçal...

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