New Delhi, "chambre à gaz"

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L'India Gate, à New Delhi, plongé dans la brume de pollution.  
L'India Gate, à New Delhi, plongé dans la brume de pollution.  

Après la grande fête hindoue de Diwali, il y a une semaine, les habitants de New Delhi ont dégrisé. Au petit matin, ils découvraient leur ville entière sous l'emprise d'un nuage toxique. La faute leur en a été imputée : malgré les avertissements des autorités, ils avaient joyeusement abusé des pétards et des feux d'artifice, saturant le ciel de fumée. Les indicateurs de contrôle de la qualité de l'air se sont affolés. La concentration en particules fines PM 2,5 a franchi des pics inédits, avec plus de 1 000 microgrammes par mètre cube, alors que le seuil admissible pour la santé humaine est fixé à 60 microgrammes par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Les médias ont déploré l'« irresponsabilité » et l'« inconscience » des habitants de Delhi, dans un contexte où leur ville détient déjà depuis 2014, selon l'OMS, l'un des plus hauts niveaux de pollution atmosphérique.

Depuis, l'épais voile de pollution qui recouvre la capitale ne se dissipe pas. Le chef de l'exécutif de New Delhi, Arvind Kejriwal, a comparé la mégalopole à « une chambre à gaz », et le ministre de l'Environnement, Anil Madhav Dave, a, quant à lui, alerté sur « une situation d'urgence ». C'est indéniablement l'un des pires niveaux de pollution expérimentés par l'ensemble urbain que forment Delhi, Gurgaon, Faridabad, Sonipat, Noida et Ghaziabad, soit plus de 28 millions d'habitants. Du jamais-vu.

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