Neumann : petits mensonges (économiques) entre ennemis

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François Hollande, président de la République.
François Hollande, président de la République.

Son ex-compagne, Valérie Trierweiler, l'accable ; son ex-conseiller politique, Aquilino Morelle, l'éreinte ; son ex-ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, le moque en public ; son ex-ministre du Logement, Cécile Duflot, l'étrille ; son ex-ministre de l'Écologie, Delphine Batho, lui promet le coup de pied de l'âne dans un livre à paraître le 15 octobre (Grasset)...

Et comme si cela ne suffisait pas, voilà désormais qu'on reproche à l'ancien " monsieur 3 % " de ne pas avoir respecté sa promesse de revenir à 3 % de... déficit ! Ces sacro-saints 3 % de déficit auxquels s'accrochent désespérément tous les moutons de Panurge de l'orthodoxie budgétaire européenne. Et voilà même qu'à l'annonce de cette promesse non tenue, Le Figaro ("Hollande : le naufrage") et Libération ("Hollande : dans le rouge") s'accordent sur la condamnation sans appel d'un président qui, à les lire, ne bénéficie d'aucune circonstance atténuante. Les uns pour dire qu'il ne réduit pas suffisamment les dépenses publiques, les autres pour démontrer que ses coupes budgétaires ne débouchent sur aucun résultat. L'inflation quasi nulle ? De sa faute. La croissance en berne ? De sa faute. La faiblesse des recettes fiscales qui en découlent ? De sa faute encore. Les investissements des entreprises qui baissent, les dividendes qui augmentent ? De sa faute aussi.

Quelle drôle d'époque ! Les uns reprochent à Hollande de laisser filer les déficits, les...

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