Naufrages en Méditerranée : pourquoi les pays européens renâclent à agir

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Le navire islandais Tyr prend part à l'opération Triton. L'Islande est le seul pays non membre de l'Union à participer.
Le navire islandais Tyr prend part à l'opération Triton. L'Islande est le seul pays non membre de l'Union à participer.

La France est l'un des rares pays avec l'Allemagne à octroyer des équipements et à envoyer du personnel dans la majeure partie des opérations maritimes menées au niveau européen par l'agence de surveillance aux frontières, Frontex. Car tel n'est pas le cas de ses voisins. La question se pose d'autant plus que ce jeudi, les Vingt-Huit entendent réagir d'une seule voix au cours d'un sommet convoqué en urgence après la mort de plusieurs centaines de migrants en mer ce dimanche et qui pourrait aboutir, entre autres, au renforcement des moyens de surveillance et de sauvetage en Méditerranée. LIRE aussi le bilan du HCR "Le naufrage en Méditerranée a fait 800 morts" À première vue, la participation d'un pays à une opération maritime européenne ne suit pas le traditionnel clivage entre pays du Nord et du Sud. Il sépare plutôt les pays selon qu'ils sont plus ou moins touchés par les flux migratoires. Paradoxe Premier paradoxe : certains pays de l'Est et les pays baltes participent activement et presque systématiquement aux opérations en Méditerranée. La Roumanie a ainsi donné davantage d'équipement et de personnel aux opérations de surveillance aux frontières que Malte par exemple, qui a pourtant vu des milliers de migrants arriver sur ces côtes et qui fait partie de l'espace Schengen, au contraire de Bucarest, qui attend toujours à la porte depuis que les Vingt-Huit lui ont refusé l'accès en 2011. La Slovénie ou encore la...

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