Nathalie Kosciusko-Morizet, l'autre voix de la droite

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Nathalie Kosciusko-Morizet, seule femme de la primaire de la droite, a joué la carte de la différence sans vraiment réussir à s?imposer dans le premier débat télévisé.
Nathalie Kosciusko-Morizet, seule femme de la primaire de la droite, a joué la carte de la différence sans vraiment réussir à s?imposer dans le premier débat télévisé.

« Bonsoir à tous et à toutes ! » Le maire de Bordeaux se tourne vers sa voisine, Nathalie Kosciusko-Morizet. Histoire de montrer qu'il y a une femme dans ce débat et qu'il n'y est sans doute pas pour rien... Coincée entre les deux poids lourds de cette compétition, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, celle qui s'est qualifiée in extremis pour la primaire compte bien jouer la carte de la différence.

Sur la forme d'abord. Sa robe couleur brique tranche avec le noir et le gris des costumes de ces messieurs. Le ton aussi se veut plus posé, sa voix est presque suave. Elle parle volontairement plus doucement, moins fort et moins vite que les autres. Au point que l'on a du mal à la reconnaître, elle qui peut être si gouailleuse, parfois grande gueule, voire cassante, selon ses détracteurs. Il s'agit de se placer au-dessus de la mêlée et loin des règlements de comptes qui animent certains participants. Mais, l'air de rien, elle a su distribuer quelques calottes, notamment à Nicolas Sarkozy, rappelant ses « origines hongroises » à l'ancien président pour défendre le droit du sol.

Le temps de travail, « un vieux débat »

Sur le fond, pour ce premier débat qui abordait les questions économiques et régaliennes, la chef de la droite parisienne a défendu son concept chabanien de « nouvelle société ». NKM veut renverser la table, pas se contenter de petites réformes. Elle a martelé...

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