Najim Laachraoui "ne prenait aucun plaisir à la souffrance des autres"

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Geôlier de l'EI en Syrie, Najim Laachraoui est l'un des deux kamikazes de l'aéroport de Bruxelles du 22 mars 2016.
Geôlier de l'EI en Syrie, Najim Laachraoui est l'un des deux kamikazes de l'aéroport de Bruxelles du 22 mars 2016.

Otage du groupe État islamique en Syrie entre septembre 2013 et mars 2014, le journaliste espagnol Marc Marginedas a identifié Najim Laachraoui comme l'un de ses geôliers. Le djihadiste belge, qui est l'un des deux kamikazes à avoir actionné sa bombe à l'aéroport de Bruxelles le 22 mars, a également été reconnu par d'anciens otages français. Dans un article pour le quotidien espagnol El Periódico, Marc Marginedas évoque un homme déterminé, mais pas cruel.

Le premier souvenir du journaliste avec Najim Laachraoui, qui se fait alors appeler Abou Idriss, se passe dans une voiture. Plusieurs otages, serviettes recouvrant leurs visages, sont emmenés par les djihadistes dans une nouvelle planque. Avec un autre prisonnier, Marc Marginedas engage la conversation avec son geôlier belge. Le trio parle alors d'islam, de l'organisation État islamique ou encore de la place des musulmans en Europe : « C'était presque une discussion entre amis, sur un ton cordial, durant laquelle nous en étions presque arrivés à oublier que deux des interlocuteurs étaient des otages privés de liberté et que le troisième était un geôlier qui pouvait recevoir à tout moment l'ordre de nous exécuter », raconte le journaliste. Correspondant au Maghreb dans les années 1990, il commence à parler en arabe à Laachraoui, qui semble apprécier l'intention : « Allez, continue », lui lance-t-il.

Moins cruel que les Britanniques

Outre...

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