Najat Vallaud-Belkacem, la cible mouvante

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En attaquant la jeune Najat Vallaud-Belkacem, c'est tout l'exécutif qui est visé.
En attaquant la jeune Najat Vallaud-Belkacem, c'est tout l'exécutif qui est visé.

Une fois de plus, Bruno Le Maire a flairé le bon coup : la réforme du collège. Tous les ingrédients d'un bon clivage droite-gauche sont réunis. D'abord, une cible de choix : la jeune ministre Najat Vallaud-Belkacem, choyée par Hollande et couvée par Valls. En tapant sur la ministre de l'Éducation nationale, c'est le coeur du pouvoir exécutif qui est visé par ricochet.

Ensuite : la toile de fond sociologique, très favorable à la droite sur un sujet aussi sensible que le collège unique. Les classes moyennes, quelle que soit leur sensibilité, sont l'enjeu politique majeur de ce combat. Qui ne rêve pas pour ses enfants du meilleur établissement, de la meilleure filière d'excellence qui conduira au meilleur débouché professionnel ? Or, dans la situation actuelle, l'étape-piège demeure le collège unique dont les résultats moyens se dégradent d'année en année.

L'allemand, une querelle en trompe-l'oeil

En dépit de ce tableau général déprimant, le statu quo a quelque chose de rassurant. Les parents les plus avertis ont déployé, en effet, les traditionnelles stratégies d'évitement de la médiocrité : placer ses enfants en classes bilangues et européennes, prendre l'allemand en première langue et les options latin/grec. Moyennant quoi, les plus malins s'en sortent et le reste du peloton plonge. Mais au moins, les parents peuvent se dirent qu'en pilotant bien les options, il y a moyen de ne pas...

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