Motion de censure : tout le monde a gagné...

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Le passage en force de la loi Macron et la motion de censure qui s'ensuit servent finalement les intérêts de chacun (photo d'illustration).
Le passage en force de la loi Macron et la motion de censure qui s'ensuit servent finalement les intérêts de chacun (photo d'illustration).

La France s'enfonce, l'Ukraine s'embrase, Daesh grignote l'Afrique, mais tout va bien, les parlementaires français s'adonnent au jeu hypocrite de la motion de censure au sujet de la loi Macron avec, pour chacun des protagonistes, un petit motif de satisfaction politicien.

Prenez l'UMP : inaudible, empêtrée dans la mauvaise foi d'un discours "la loi Macron est insuffisante" (alors qu'elle n'a rien fait au pouvoir, ou si peu), divisée sur le "ni-ni", rien de tel qu'une motion de censure pour que tous les grognards s'unissent dans le rejet du gouvernement Valls, de sa "politique épouvantable qui conduit à un niveau de chômage inégalé dans l'histoire du pays". Voilà, tous unis, on ressoude les rangs dans un "Hollande bashing" commode et de bon aloi à un mois des départementales tout en refusant le bilan des années Sarkozy.

L'UDI, ce n'est pas mieux. Huit députés centristes voulaient voter "pour" la loi Macron et presque autant s'abstenir... Division que la motion de censure gomme d'un seul coup. Ceux qui étaient "pour" la loi Macron voteront "contre" le gouvernement. C'est la logique du "parlementarisme rationalisé" : on est pour un texte, mais contre celui qui le propose. Un conseil : prendre un cachet d'aspirine si le mal de tête ne passe pas dans l'heure.

Les lauriers de la fronde sans en payer le prix

Et puis il y a nos frondeurs. Vingt-quatre ou vingt-cinq d'entre eux avaient franchi le pas : ces socialistes voteraient "contre la loi Macron" au lieu...

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