Motion Cambadélis : ce que Valls a cédé à Aubry

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Martine Aubry discute avec Manuel Valls lors d'un forum du Parti socialiste (PS) consacré à la rénovation des institutions, le 2 février 2011 à Paris.
Martine Aubry discute avec Manuel Valls lors d'un forum du Parti socialiste (PS) consacré à la rénovation des institutions, le 2 février 2011 à Paris.

Manuel Valls se veut un réformateur intransigeant du Parti socialiste. Pourtant, au moment de signer la motion de Jean-Christophe Cambadélis pour le congrès du parti de juin, le Premier ministre a dû accepter le compromis. Il a laissé le premier secrétaire du parti obtenir le ralliement de Martine Aubry à son texte d'orientation politique. Au prix de fortes concessions de Manuel Valls et d'autres représentants de l'aile droite du PS, comme le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb. Revue des couleuvres que le Premier ministre s'est résolu à avaler. La politique de l'offre attaquée Depuis son arrivée à la tête du gouvernement en mars 2014, Manuel Valls n'en démord pas : la restauration de la compétitivité est la clé du redressement de l'économie française. En signant la motion Cambadélis, le Premier ministre avalise pourtant une remise en cause de sa politique : "L'offre sans la demande, c'est une économie sans la croissance ni l'emploi", affirme le texte. La critique ne s'arrête pas à ces généralités et vise un certain nombre de mesures concrètes, adoptées ou en projet. Premières cibles, le CICE et le pacte de responsabilité (45 milliards au total en faveur des entreprises) qui sont accusés de ne pas avoir généré assez d'emplois. La motion menace le patronat de réaffecter une partie de ces sommes vers des mesures de soutien à la demande : "Si cette situation est confirmée par l'évaluation nationale, nous estimons que les 15 milliards...

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