Montigny-lès-Metz : Henri Leclaire mis en examen pour meurtre

le
0
Henri Leclaire (à gauche) lors de son arrivée à la cour d'assises de Metz, le 1er avril 2014, avec son avocat Me Hellenbrand.
Henri Leclaire (à gauche) lors de son arrivée à la cour d'assises de Metz, le 1er avril 2014, avec son avocat Me Hellenbrand.

Dans l'affaire de Montigny-lès-Metz, Henri Leclaire avait réussi à se faire oublier du dossier, avant de devenir l'un des suspects du meurtre de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, deux garçonnets. Interrogé mardi par deux juges d'instruction, il a été mis en examen pour meurtre et placé sous contrôle judiciaire.

L'ancien manutentionnaire fut d'ailleurs le premier à passer aux aveux devant les enquêteurs après la découverte des deux petits corps retrouvés le 28 septembre 1986 sur le talus d'une voie ferrée, le crâne fracassé à coups de pierre. Dans des P-V d'audition, révélés par L'Est républicain, Henri Leclaire décrivait son passage à l'acte alors qu'il est entendu pour la troisième fois, le 10 décembre 1986. "J'ai d'abord vu les vélos, j'en ai déduit qu'ils étaient là-haut, expliquait-il. Je suis monté et j'ai vu les enfants. [...] J'en ai reconnu un, que j'avais attrapé une première fois, le nommé Alexandre. [...] J'ai commencé à les engueuler. Je leur ai donné une gifle à chacun. Je me suis énervé. Je les ai un peu bousculés. [...] À un moment donné, Alexandre a trébuché et il est tombé à terre, où il a heurté un rail. Il était alors sur le dos. L'autre voulait s'enfuir et, en reculant, il a heurté un tampon avec la tête. Il est également tombé sur le dos [...] J'ai pris une pierre de la grosseur d'une main et j'ai tapé à tour de rôle sur les fronts des enfants." Des aveux que le jeune...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant