Montebourg : "C'est une campagne qui commence !"

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Arnaud Montebourg s'est fait renvoyer du ministère de l'Économie en août 2014 pour divergences de fond avec François Hollande et Manuel Valls.
Arnaud Montebourg s'est fait renvoyer du ministère de l'Économie en août 2014 pour divergences de fond avec François Hollande et Manuel Valls.

Il est de retour, et le premier constat, c'est qu'il n'a pas changé. En s'asseyant autour d'une table de la permanence du député d'Indre-et-Loire Laurent Baumel, Arnaud Montebourg s'exclame de joie : « C'est une campagne qui commence ! » Cinq minutes plus tard, il s'offusque qu'on l'interroge sur ses ambitions, il est au-dessus de cela, l'ancien ministre de l'Économie. Que son parti (il n'est plus membre des instances du PS mais toujours encarté) organise un scrutin pour désigner un candidat à la présidentielle dans moins d'un an ne le concerne pas. « Je laisse au PS les civilités. Moi, je fais ma cuisine », lance-t-il, grandiloquent, les mains posées sur sa pile de propositions pour redresser la France. Le rétroprojecteur qui diffusera ce même mercredi soir, dans une salle communale de Joué-lès-Tours, les points principaux de son Projet France projettera aussi ce message : « Le Projet France, c'est la primaire des idées avant la primaire des candidats. »

Soit. Montebourg a beau jouer les effarouchés, c'est bien 2017 qu'il vise. Plus que jamais, comptant, entre autres, sur le soutien des députés frondeurs, dont son hôte du jour Laurent Baumel. L'avocat de profession prévient tout de même qu'il ne participera à la primaire que si celle-ci lui semble ouverte à tous les électeurs, que s'il ne décèle de la part de François Hollande ou de Jean-Christophe Cambadélis « aucune tentation de manipulation en fonction des...

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