Mons-en-Pévèle : du sucre, de la chicorée et des souvenirs

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La bataille de Mons-en-Pévèle, par Charles Philippe Larivière
La bataille de Mons-en-Pévèle, par Charles Philippe Larivière

Du haut de Mons-en-Pévèle, 107 mètres d'altitude, sept siècles vous contemplent. En 1304, Philippe le Bel y régla ses comptes avec les Flamands dans une bataille qui marqua le sommet de son règne. Il faut dire que nous avions une double revanche à prendre : lors des Mâtines de Bruges (1302), la population flamande, écrasée d'impôts par Philippe le Bel, avait fait un beau massacre de Français, et dans la foulée à Courtrai, nous avions failli gravement : les Flamands y trouvèrent de quoi forger leur identité et un certain comte d'Artois y trouva la mort, ce qui fut le début des difficultés pour son jeune petit-fils, Robert, qui ne cessa de vouloir récupérer l'Artois et alla jusqu'à inciter, trente ans plus tard, le roi d'Angleterre à combattre la France, ce qui déclencha ... la guerre de Cent ans. Mais ceci est une autre histoire.Et revenons à Mons-en-Pévèle, un des plus beaux panoramas du nord de la France. De là-haut, la vue embrasse au sud jusqu'à Douai, Lens et ses terrils. On est sur le premier mont depuis les Flandres qui courent dans le plat pays, au nord-ouest, jusqu'à la mer. Au pied, à gauche, Orchies, le berceau de la chicorée aux champs bleus : la maison Leroux y fait depuis 1836 les beaux jours de la commune et l'on aperçoit de vieilles réclames défraîchies sur les murs. Tout ce pays du Pévèle est le poumon vert de la métropole lilloise. À quelque chose malheur est bon : le Pévèle a bénéficié du blocus continental...

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