Moins de promesses, davantage de résultats, Monsieur Renzi !

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Après avoir suscité l'enthousiasme, Matteo Renzi se heurte à quelques écueils.
Après avoir suscité l'enthousiasme, Matteo Renzi se heurte à quelques écueils.

L'arrivée au pouvoir de Matteo Renzi en février dernier a été saluée comme un souffle nouveau dans la politique transalpine. Commentateurs et chancelleries furent bluffés par la jeunesse, le volontarisme et le culot du président du Conseil italien. Mais, après huit mois aux affaires, le style Renzi s'essouffle et les qualités prêtées à l'ancien maire de Florence se brouillent. Sa jeunesse est désormais associée à de l'inexpérience, son volontarisme à des provocations gratuites et son culot à... de l'insolence. Grève et manifestations Le président du Conseil a mis au premier rang de son calendrier politique la réalisation de deux grandes réformes institutionnelles : la fin du bicaméralisme parfait et la réforme de la loi électorale. La réforme du Sénat a été adoptée en première lecture, mais elle ne sera effective qu'à la fin de 2015, si tout se passe bien. Quant à la réforme de la loi électorale, elle est dans les limbes et soumise aux humeurs de Silvio Berlusconi, dont les voix sont indispensables pour son adoption. Personne, ou presque, ne remet en question la nécessité de ces réformes. Mais, au terme de quatre années consécutives de récession, avec un taux de chômage de 12,6 % (43 % chez les jeunes), c'est l'économie qui est la priorité des Italiens. Matteo Renzi a brûlé le capital politique de son triomphe aux européennes (41 % des voix) dans des projets incertains et qui ne passionnent pas les foules. Il n'a pas...

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