Mobilisation d'élus en faveur de la LGV au sud de Bordeaux

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MOBILISATION D'ÉLUS EN FAVEUR DE LA LGV AU SUD DE BORDEAUX
MOBILISATION D'ÉLUS EN FAVEUR DE LA LGV AU SUD DE BORDEAUX

BORDEAUX (Reuters) - Des élus du Sud-Ouest ont exigé jeudi que le gouvernement approuve le prolongement des lignes à grande vitesse (LGV) au sud de Bordeaux après l'avis défavorable à ce projet de 8,3 milliards d'euros rendu par la commission d'enquête publique.

Les présidents des régions et les maires des villes concernées, ainsi que les représentants des conseils économiques régionaux (CESER), des universitaires, des représentants des usagers, des présidents de chambres de commerce et d'industrie, soit environ 150 personnes, se sont réunis au Conseil régional d'Aquitaine pour une démonstration de force.

Chacun a voulu "mettre le gouvernement face à ses responsabilités", a déclaré le président aquitain Alain Rousset (PS), aussi président de l'Association des régions de France.

Le gouvernement, qui dispose d'un délai de 18 mois après la clôture de l'enquête publique pour prendre sa décision après avis du Conseil d'Etat, devrait se prononcer d'ici fin juillet selon les présidents des deux régions concernées, qui ont rencontré récemment Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat chargé des Transports.

"Il nous semble que la ligne du Sud-Ouest, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Hendaye, parce que c'est une ligne internationale, est essentielle", a déclaré Alain Rousset.

Le président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy (PS), a reproché à la commission d'enquête publique d'avoir mis l'accent sur le coût du projet sans avoir pris en compte "le coût de la non-réalisation des LGV sur les 20-30 ans qui viennent pour l'ensemble du grand Sud-Ouest".

Il a plaidé pour que cette région ne reste pas la seule zone géographique totalement privée de ligne à grande vitesse.

"Nos régions sont parmi les plus dynamiques économiquement. Elles sont celles où aujourd'hui on crée davantage d'emplois qu'il ne s'en détruit. Et ce sont les régions dont la démographie est la plus galopante. On est entre 20 et 25.000 habitants de plus par an dans chacune des régions", a-t-il dit.

Jean-Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse et président de Toulouse Métropole, a estimé que "l'ambition de Toulouse Métropole n'est pas négociable, et le projet de LGV en fait partie".

Une centaine de personnes opposées à la construction de la LGV ont manifesté devant le Conseil régional, répondant à un appel d'associations qui dénoncent "un projet contraire à l'intérêt général et néfaste pour le développement d'un transport ferroviaire au service de tous".

Le projet porte sur la création de lignes nouvelles sur 327 km entre Bordeaux et Toulouse et entre Bordeaux et Dax dans les Landes, pour un coût estimé à 8,3 milliards d'euros et des travaux qui devraient durer de cinq à sept ans.

Dans le projet initial, Bordeaux-Toulouse doit être mis en service en 2024 et Bordeaux-Dax en 2027.

Ces deux projets s'inscrivent dans la continuité de la LGV Tours-Bordeaux qui devrait être mise en service en juillet 2017 et mettra Bordeaux à deux heures de Paris.

L’axe Bordeaux-Espagne fait partie d’un corridor prioritaire dans le cadre de la politique européenne des transports qui permettrait un raccordement au projet de ligne nouvelle Vitoria-Bilbao-San-Sebastian, dit "Y basque".

(Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)

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