Mise en examen de deux membres d'Eta arrêtés mardi

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MISE EN EXAMEN DE DEUX MEMBRES D'ETA ARRÊTÉS MARDI
MISE EN EXAMEN DE DEUX MEMBRES D'ETA ARRÊTÉS MARDI

BORDEAUX (Reuters) - Deux membres de l'organisation séparatiste Eta arrêtés mardi au Pays Basque français ont été mis en examen par un juge antiterroriste parisien et écroués dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris de sources policière et judiciaire.

Inaki Reta de Frutos, 56 ans, considéré comme un des responsables de la logistique de l'organisation, spécialiste des explosifs, et Xabier Goyenexea Irragori, 35 ans, étaient parmi les etarras les plus recherchés par les autorités espagnoles.

Xabier Goyenexea est d'autre part soupçonné d'être l'un des membres du commando impliqué dans une fusillade le 16 mars 2010 à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne) au cours de laquelle le brigadier-chef de police Jean-Serge Mérin avait trouvé la mort.

Six autres membres de ce commando sont incarcérés et doivent être jugés à l'automne par la cour d'assises spéciale de Paris. Goyenexea est soupçonné d'être l'un des deux etarras à avoir tiré sur le policier, selon les sources policière et judiciaire.

Trois autres personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire. Il s'agit d'un couple et de la propriétaire d'une maison qui ont hébergé les deux etarras à Ossès, à une quarantaine de kilomètres de Bayonne, où les policiers ont procédé à leur arrestation.

Eta a annoncé le 20 octobre 2011 qu'elle renonçait définitivement à la lutte armée mais elle a depuis refusé de rendre les armes et de se dissoudre. L'organisation a annoncé en juillet 2014 le démantèlement de sa branche militaire et la mise en place d'un groupe d'experts chargés de neutraliser les armes et explosifs en sa possession.

Au début du mois de mai, elle a de nouveau refusé un plan de désarmement proposé par le gouvernement basque de Vitoria.

Plus de 800 personnes ont péri dans les attaques et les attentats commis par le groupe séparatiste basque pendant près de quatre décennies. Un juge de l'Audience nationale, la plus haute juridiction espagnole, vient d'ouvrir une enquête contre la direction d'Eta pour "crimes contre l'Humanité".

(Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)

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