Milan ouvre son exposition universelle, non sans critiques

le , mis à jour à 15:06
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"EXPO MILANO" OUVRE SES PORTES
"EXPO MILANO" OUVRE SES PORTES

MILAN (Reuters) - L'Italie a ouvert officiellement vendredi l'exposition universelle de Milan dans une ambiance mitigée, l'espoir de voir l'événement servir la reprise économique et améliorer le moral du pays étant assombri par les retards, les manifestations et la peur d'un scandale de corruption.

Le président du Conseil, Matteo Renzi, compte sur l'"Expo Milano" pour soutenir le redémarrage de l'économie après des années de stagnation et de récession.

"Aujourd'hui, c'est comme si l'Italie enlaçait le monde entier", a dit le chef du gouvernement lors de la cérémonie d'ouverture. "A tous les experts qui n'ont cessé d'affirmer: 'on n'y arrivera jamais', voilà la réponse!"

Avant même son ouverture, l'événement, dont le thème central est l'alimentation durable, a déjà été entaché par l'ouverture d'une enquête sur des soupçons de corruption et l'arrestation de plusieurs hauts responsables du comité d'organisation, ainsi que par des dépassements de coûts et des retards. Une partie des installations restaient ainsi fermées aux visiteurs vendredi.

Cette première exposition universelle depuis celle de 2010 à Shanghaï suscite aussi de vives protestations chez les opposants à la mondialisation comme parmi les défenseurs de l'environnement.

Des manifestations ont déjà eu lieu jeudi et plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient attendues vendredi pour un nouveau défilé derrière le slogan "NoExpo", encadré par environ 4.000 policiers.

Les organisateurs assurent que les critiques et les imperfections seront vite oubliées une fois les pavillons ouverts.

De fait, quelque 10 millions de billets d'entrée ont déjà été vendus, soit la moitié des 20 millions prévus sur les six mois d'exposition. L'événement pourrait générer un chiffre d'affaires total de plus de 10 milliards d'euros, dont la moitié grâce aux visiteurs étrangers.

Outre les pavillons nationaux des 54 pays représentés, le public peut assister à des événements culturels mais aussi faire ses courses dans un "supermarché du futur".

La construction des installations a nécessité l'achat d'un million de mètres carrés de terres agricoles, un motif supplémentaire de protestation pour les opposants à l'événement.

(James Mackenzie, avec Sara Rossi, Marc Angrand pour le service français)

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