Migrants : la justice muscle sa réponse face aux passeurs

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La jungle de Calais compte officiellement 4 000 habitants.
La jungle de Calais compte officiellement 4 000 habitants.

Au moment même où les manifestations « anti-migrants » se multiplient à Calais ou encore à Dunkerque, prenant parfois l'allure d'expéditions punitives comme dans la nuit du 10 au 11 février à Loon-Plage ; à l'heure où les gangs de passeurs se livrent une guerre sans merci dont témoignent les échanges de coups de feu qui retentissent régulièrement dans les camps de réfugiés, situés sur le territoire de ces deux communes, les tribunaux sont amenés à examiner de plus en plus de dossiers portant sur les réseaux qui acheminent chaque année des milliers d'hommes et de femmes rêvant de gagner la Grande-Bretagne.

« Les interpellations se sont multipliées dans mon ressort depuis le mois d'août, date à laquelle les effectifs de Grande-Synthe ont presque quintuplé », témoigne ainsi Éric Fouard, procureur de Dunkerque. Les réseaux qui opèrent dans la région Nord-Pas-de-Calais ont en effet commencé à amener dans cette ville, jusque-là surtout connue pour son usine de métallurgie, les flots de migrants qui transitaient par la « jungle » de Calais.

« Depuis plusieurs années, 200 à 300 personnes campaient dans les bois qui jouxtent notre zone commerciale. Mais le verrouillage de Calais a fait venir chez nous des milliers de personnes qui espéraient traverser la Manche en passant par Dunkerque ou le terminal Ferry de Loon-Plage », confie Damien Carême, maire (EELV) de cette commune de 22 000...

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