Migrants : "À Calais, nous pouvons réussir quelque chose d'exemplaire"

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La nouvelle jungle de Calais, en juin 2015.
La nouvelle jungle de Calais, en juin 2015.

Ils sont aujourd?hui 3 000 migrants, qui survivent dans les « jungles » et les squats de Calais, entre deux tentatives de passage en Grande-Bretagne. Fin août 2014, le ministre de l?Intérieur Bernard Cazeneuve avait chargé Jean Aribaud, préfet honoraire et ex-préfet de la région Nord-Pas-de-Calais, et Jérôme Vignon, président de l?Observatoire national de la pauvreté, d?une mission chargée d?apporter des « solutions réalistes ». Jérôme Vignon éclaire les principales propositions du rapport qu?il vient de remettre place Beauvau.

Le Point. fr : Avez-vous, pendant votre mission, découvert des choses que vous ignoriez ?

Jérôme Vignon : Nous avons appris, d?abord, que les migrants n?ont pas dès leur départ la volonté de se rendre à Calais pour gagner le Royaume-Uni. Ce projet naît petit à petit. Souvent à Milan ou Turin, en Italie, où s?organisent sous le contrôle des passeurs des sortes de plateformes de triage : une partie des arrivants sont envoyés vers Paris puis Calais, d?autres vers l?Allemagne, l?Autriche, la Suisse ou la Suède. Certains ne décident même de gagner Calais qu?après leur arrivée sur le sol français. C?est une bonne nouvelle, selon nous : cela signifie que proposer l?asile en France n?est pas une stratégie perdante. Si nous permettons aux migrants de réfléchir, si nous diversifions les...

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