Michel Rocard, l'homme de la deuxième gauche

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Le 9 octobre 2015, François Hollande remettait la grand-croix de la Légion d'honneur à Michel Rocard au palais de l'Élysée.
Le 9 octobre 2015, François Hollande remettait la grand-croix de la Légion d'honneur à Michel Rocard au palais de l'Élysée.

Il y a 15 jours, il donnait une interview-fleuve au Point

. On redécouvrait son sens de l'analyse, sa grande franchise et sa connaissance de l'économie et des évolutions de notre société. Ce samedi 2 juillet, Michel Rocard, Premier ministre de François Mitterrand de mai 1988 à mai 1991, est mort à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris où il avait été admis il y a quelques jours. Son fils Francis a confirmé le décès de Michel Rocard à l'Agence France-Presse. Le président François Hollande a aussitôt salué une « grande figure de la République et de la gauche », qui incarnait « un socialisme conciliant utopie et modernité ».

Michel Rocard a vécu une longue et tumultueuse carrière politique qui l'a laissé assez loin de son rêve, l'Élysée, où ira son grand rival François Mitterrand dont il fut le Premier ministre de 1988 à 1991. Se qualifiant de « social-démocrate de dialogue », il entendait incarner une vision rénovée de la gauche, portée par une forte exigence morale, prenant en compte « les contraintes de l'économie mondialisée » sans « renoncer aux ambitions sociales ». Il fut, selon ses amis, le premier à gauche à introduire la notion de rigueur financière. Pour lui, la « deuxième gauche, qu'il inspira, devait être « décentralisatrice, régionaliste, héritière de la tradition autogestionnaire ».

Adversaire de Mitterrand

Ce porte-drapeau du...

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