Meurtre d'Aubervilliers : ce que les agresseurs ont dit à la police

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Les membres de la communauté chinoise d'Aubervilliers manifestent le 14 août, après la mort de Chaolin Zhang.
Les membres de la communauté chinoise d'Aubervilliers manifestent le 14 août, après la mort de Chaolin Zhang.

C'est une affaire qui embrase depuis trois semaines la communauté chinoise. Le 7 août dernier, Chaolin Zhang, un couturier de 49 ans, est agressé à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, par trois hommes qui voulaient voler le sac d'un de ses amis. Les coups pleuvent et Chaolin Zhang s'écroule au sol, avant de percuter violemment le bord du trottoir. Il décède cinq jours plus tard de ses blessures. Les agresseurs, eux, restent introuvables. Ils ne seront interpellés que fin août sur la base d'un renseignement anonyme et après visionnage des images de vidéosurveillance. Selon nos informations, S., 17 ans, Y., 15 ans, et M., 19 ans, militaire dans l'armée de terre jusqu'en juillet, ont tous avoué en garde à vue. Ils ont été placés en détention provisoire pour « vol en réunion avec violence ayant entraîné la mort ». En revanche, les magistrats ont choisi, pour le moment, de ne pas retenir la circonstance aggravante de racisme prévue à l'article 132-76 du Code pénal.

La commune d'Aubervilliers abrite la première plateforme d'import-export de textile d'Europe. Près de 10 000 personnes d'origine chinoise y travaillent. Les transactions en cash y sont extrêmement courantes et les travailleurs asiatiques sont victimes de préjugés, selon lesquels ils seraient en permanence détenteurs de liquide. Aussi, les délinquants les considèrent-ils comme des cibles faciles. Depuis le début de l'année 2016, 105 plaintes ont ainsi été déposées...

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