Mesures antiterroristes : l'UMP déploie son arsenal répressif

le
0
Éric Ciotti demande pour les individus suspects de terrorisme la création d'une peine de rétention de sûreté sur le modèle de celle qui s'applique aux auteurs de crimes sexuels.
Éric Ciotti demande pour les individus suspects de terrorisme la création d'une peine de rétention de sûreté sur le modèle de celle qui s'applique aux auteurs de crimes sexuels.

"Tous unis, c'est important, mais derrière des mesures très fortes", prévient Xavier Bertrand, qui n'a pas renoncé aux propositions qui étaient les siennes au moment du débat sur la loi antiterrorisme en novembre 2014 : la déchéance de la nationalité française pour les djihadistes, la privation des droits sociaux et une justice d'exception. Pas sûr que le gouvernement Valls soit sur cette ligne. Pourtant, on feint de croire Place Beauvau, chez Bernard Cazeneuve, que l'unité nationale ne sera pas rompue au moment de passer aux choses sérieuses.

La réunion que le ministre de l'Intérieur a organisée, lundi, en présence de deux représentants par groupe politique à l'Assemblée et au Sénat s'est toutefois tenue dans un esprit oecuménique. Une mesure semble faire l'unanimité : l'augmentation des crédits de la politique du renseignement afin de pourvoir en effectif et en moyens informatiques performants les services français. Mais il faudra faire des économies ailleurs...

La rétention de sûreté même après une peine de prison

"Commençons par augmenter d'au moins 50 % les moyens de nos services de renseignements", propose Éric Ciotti, le spécialiste à l'UMP des questions de sécurité. Le député des Alpes Maritimes, qui préside justement une commission parlementaire afin d'évaluer les dispositifs de lutte contre le djihadisme dont les travaux commencent mercredi, veut aller beaucoup plus loin dans l'arsenal répressif. Il propose de...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant