Mayotte : le juge soupçonné de viol agite la thèse du complot

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Le juge d'instruction Hakim Karki, sous escorte policière, à son arrivée à Saint-Denis, à La Réunion.
Le juge d'instruction Hakim Karki, sous escorte policière, à son arrivée à Saint-Denis, à La Réunion.

La compagne de Hakim Karki, avocate à La Réunion, ne veut pas y croire. "On lui pose les questions qu'il a l'habitude de poser aux criminels. Pour lui, c'est l'humiliation suprême", confie-t-elle. Hakim Karki, juge d'instruction au tribunal de grande instance (TGI) de Mamoudzou, est en détention provisoire depuis lundi. Le magistrat a été mis en examen dans une affaire de viol, après une garde à vue de quarante-huit heures. "Cela fait deux ans que je suis avec lui. Je suis sûre et certaine qu'il n'a pas violé cette femme", assure l'amie de Karki, contactée par Le Point.fr. Selon l'enquête, le juge, après une soirée, aurait raccompagné la jeune femme à son domicile. Il aurait alors abusé d'elle à plusieurs reprises. Hakim Karki dément formellement et affirme qu'il s'agissait de relations consenties, aussi extrêmes soient-elles : on parle ici de pratiques sadomasochistes. À l'examen médical, des traces de violence ont été repérées sur le corps de la plaignante, tout comme sur celui du juge d'instruction. "M. Karki, sur lequel ont été constatées de multiples traces de violence et notamment de griffure, reconnaît l'existence de relations sexuelles empreintes de violences, selon lui, demandées par la plaignante", explique la procureur adjointe de Saint-Denis, Emmanuelle Barre. Une version "formellement contestée par la victime", ajoute-t-elle. "Il était moralement épuisé" Hakim Karki traîne déjà derrière lui une...

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