Matteo Renzi : un hussard aux pieds d'argile ?

le
0
Le Premier ministre dispose au Parlement de la majorité de son prédécesseur, peu disposée à se laisser bousculer.
Le Premier ministre dispose au Parlement de la majorité de son prédécesseur, peu disposée à se laisser bousculer.

Protégez-moi de mes amis ; mes ennemis, je m'en charge. Depuis quelques jours, Matteo Renzi a fait sien le vieil adage. Car, malgré les 40,8 % de suffrages obtenus lors des élections européennes, le président du Conseil a essuyé deux embuscades qui venaient des rangs de son propre parti. Les frondeurs ont profité du voyage officiel de l'ancien maire de Florence en Chine pour sortir les dagues. Mercredi, la Chambre des députés a adopté un amendement instituant la responsabilité civile des magistrats en cas d'erreur judiciaire. Contraire au projet de réforme de la justice du gouvernement, le texte avait été présenté par la Ligue du Nord. Mais dans le secret de l'urne, une soixantaine d'élus du Parti démocrate (PD) l'ont voté. Jeudi, c'est le rapporteur PD de la commission parlementaire sur les Affaires constitutionnelles, Coradino Mineo, qui s'est prononcé contre la réforme du sénat prônée par Matteo Renzi. De Pékin, le président du Conseil a donc fait remplacer le rapporteur par un homme à lui. Mais en solidarité avec Mineo, quatorze sénateurs PD se sont mis en retrait du groupe du Parti démocrate. Matteo Renzi paye là son péché originel : être arrivé au pouvoir par une manoeuvre de palais, sans élections législatives. Il a donc hérité d'une majorité parlementaire issue de la vieille nomenclature, hostile au style volontariste du jeune président du Conseil. Le message des apparatchiks est sans ambigüité : attention à ne...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant