Matteo Renzi ne veut pas sombrer avec Venise

le
1
À Venise, les entrepreneurs payaient des pots-de-vin aux responsables politiques et aux représentants de l'État pour obtenir les appels d'offres.
À Venise, les entrepreneurs payaient des pots-de-vin aux responsables politiques et aux représentants de l'État pour obtenir les appels d'offres.

Ce ne sont pas les marées qui mettent Venise en danger, mais la cupidité de ceux qui étaient censés la sauvegarder des flots. Le scandale de corruption qui dévaste la Sérénissime renvoie l'Italie aux heures les plus sombres de l'enquête mani pulite.

Le mécanisme de l'affaire du Moïse, le système de digues mobiles censées protéger Venise des fortes marées, est classique. Les entrepreneurs payaient des pots-de-vin aux responsables politiques et aux représentants de l'État pour obtenir les appels d'offres. Forts de la complicité de ceux qui étaient censés les contrôler, ils augmentaient le prix des travaux en cours d'opération. Ainsi, le budget initial du Moïse est passé de 1,2 milliard d'euros à... 6 milliards. Dans un parfait oecuménisme politique, le maire issu du Parti démocrate (PD) et le gouverneur de la région élu sous les couleurs de Forza Italia (FI) partageaient les valises de billets. Outre la fine fleur des entreprises du Nord-Est réunies dans le consortium Venezia Nuova, on retrouve dans la liste des inculpés un magistrat de la Cour des comptes, un "magistrat des eaux" - les représentants de l'État qui ont compétence pour tout ce qui touche aux fragiles équilibres aquatiques de la lagune - et un général de la brigade financière. C'est toute l'élite dirigeante d'une région réputée sérieuse et laborieuse qui est prise la main dans le sac. "Ce n'est pas mani pulite, c'est pire", ont affirmé les enquêteurs.

"Ces affaires...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • nebraska le jeudi 5 juin 2014 à 16:15

    Aussi bon que chez nous, ni meilleurs, ni pire