Marine Le Pen salue des "bonnes inflexions" de François Hollande

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MARINE LE PEN SALUE DE "BONNES INTENTIONS" DE FRANÇOIS HOLLANDE
MARINE LE PEN SALUE DE "BONNES INTENTIONS" DE FRANÇOIS HOLLANDE

PARIS (Reuters) - La présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, a salué des "bonnes inflexions" dans la politique sécuritaire et la diplomatie de François Hollande à la suite des annonces faites lundi par le président français devant le Parlement.

Trois jours après les attaques de Paris, François Hollande a pris la parole devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles pour proposer un renforcement des moyens de l'Etat contre d'éventuels futurs attentats.

"Parmi les bonnes inflexions entendues, nous pouvons citer (...) le souhait d'évolution de nos rapports diplomatiques avec la Russie, en vue de lutter efficacement contre Daesh en Irak et en Syrie", estime Marine le Pen dans un communiqué.

François Hollande a annoncé qu'il rencontrerait prochainement son homologue russe, Vladimir Poutine, et plaidé pour la mise sur pied d'une "grande et unique coalition" contre l'organisation Etat islamique (EI) au Moyen-Orient.

Le FN est partisan d'un rapprochement avec la Russie de Vladimir Poutine.

Marine Le Pen a également salué "la reconstitution des effectifs de police et de gendarmerie, pour réparer les dégâts ravageurs des 12.500 suppressions de postes initiées par Nicolas Sarkozy" et "dans une moindre mesure, le gel des effectifs militaires".

Entre autres annonces, François Hollande a promis la création de 5.000 emplois supplémentaires dans la police et la gendarmerie d'ici deux ans et un maintien des effectifs militaires jusqu'en 2019.

"Mais ces inflexions ont malheureusement été ternies par d’autres lacunes énormes qui montrent, hélas, que le pouvoir n’a pas changé de logiciel", lit-on dans le communiqué du FN.

La présidente de la formation d'extrême droite dit déplorer notamment "le mythe des frontières européennes" ou le fait que soit occulté, selon elle, "le combat à mener contre l'islamisme".

Marine Le Pen n'occupe pas un mandat parlementaire et n'était donc pas présente lundi dans l'hémicycle à Versailles.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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  • brinon1 le lundi 16 nov 2015 à 20:14

    "un mandat parlementaire à l'assemblée nationale", ou sénatoriale, serait plus exacte.