Manuel Valls espère la levée des barrages tenus par les éleveurs

le , mis à jour à 09:01
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MANUEL VALLS ESPÈRE LA LEVÉE DES BARRAGES TENUS PAR LES ÉLEVEURS
MANUEL VALLS ESPÈRE LA LEVÉE DES BARRAGES TENUS PAR LES ÉLEVEURS

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a dit jeudi espérer une levée des barrages maintenus dans certaines régions par des éleveurs en colère, pour ne pas "pénaliser le pays" à l'avant-veille d'un week-end de départs en vacances, et a appelé industriels et abatteurs à la "responsabilité" pour faire évoluer les prix dans la filière.

De nouveaux mouvements sont toutefois à prévoir "dans les deux ou trois jours qui viennent", selon le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA).

Le gouvernement a annoncé mercredi un plan d'urgence représentant un soutien qui pourra aller jusqu'à 1,1 milliard d'euros pour tenter d'enrayer la crise de l'élevage due au surendettement et à l'érosion des prix de production.

Malgré la levée de certains barrages mercredi, des éleveurs bloquaient toujours des routes jeudi, notamment aux abords de Lyon. "J'espère que ces barrages vont être levés", a déclaré le Premier ministre sur RTL. "Il ne faut pas pénaliser le pays", a-t-il ajouté, tout en disant comprendre la "détresse" et le "désespoir" d'éleveurs "pris à la gorge".

"Ce que j'attends des éleveurs, c'est qu'ils entendent ce que le gouvernement a mis sur la table (...) ce que le gouvernement (attend) également de la part des industriels et des abatteurs, c'est qu'il y ait une évolution des prix", a poursuivi Manuel Valls. "Il faut que chacun, donc abatteurs et industriels, prennent pleinement leur responsabilité et donc que les prix augmentent, c'est ce qu'attendent les éleveurs."

Sur Europe 1, le président de la FNSEA, Xavier Beulin, qui devait se rendre jeudi après-midi à Lyon, a déclaré qu'il allait envisager avec les éleveurs mobilisés la fin de ces mouvements. "Notre message, ça n'est pas d'ennuyer des gens qui partent en vacances (...) on n'est pas là pour gêner nos concitoyens", a-t-il dit.

"Je pense qu'il y a encore quelques mouvements qui vont probablement se mettre en oeuvre dans les deux, trois jours qui viennent, parce que certains n'ont pas encore bougé et qu'ils ont envie de bouger, et qu'ils ont aussi besoin d'exprimer leur colère", a-t-il toutefois ajouté.

Stéphane Le Foll et Bernard Cazeneuve, respectivement ministres de l'Agriculture et de l'Intérieur, ont adressé jeudi matin à l'ensemble des préfets du pays une note détaillant les modalités du plan de soutien aux éleveurs de bovins, de vaches laitières et de porcs présenté mercredi.

Les préfets rencontreront "dans les heures qui viennent" l'ensemble des acteurs de la filière pour leur expliquer en détails ce plan, a indiqué Manuel Valls.

François Hollande eest attendu jeudi à Dijon (Côte d'Or) où il s'entretiendra à la préfecture avec des organisations professionnelles agricoles avant de visiter un domaine viticole.

(Chine Labbé)

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  • rodde12 le jeudi 23 juil 2015 à 11:35

    Jpam; Le désespoir est tel que la réaction paysanne sera violente. Manolo le sait; Ce serait la fin de ses espérances présidentielles.

  • rodde12 le jeudi 23 juil 2015 à 11:32

    As-il déjà demandé ça à la CGT?