Manuel Valls confirme un prochain geste financier pour la SNCF

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PROCHAIN GESTE FINANCIER POUR LA SNCF, CONFIRME MANUEL VALLS
PROCHAIN GESTE FINANCIER POUR LA SNCF, CONFIRME MANUEL VALLS

ATHENES (Reuters) - L'Etat annoncera bientôt un geste financier pour la SNCF, a confirmé Manuel Valls, sans préciser sa nature ni son montant.

"Ce sont des sujets qui sont attendus aussi bien par la direction que par les syndicats parce qu'il y a des inquiétudes", a dit le Premier ministre à des journalistes lors d'une visite en Grèce jeudi.

Prié de dire si ce geste prendrait la forme d'un allègement de la dette de la SNCF, qui s'élevait à 50 milliards d'euros fin 2015, il a répondu : "Nous verrons, ce sont des sujets compliqués."

"Il y a aussi la trajectoire financière de l'Etat", a-t-il ajouté pour souligner les engagements de la France en matière de réduction du déficit public. "Il faut traiter cette question sereinement d'ici lundi."

Selon un courrier du secrétaire d'Etat aux Transports dont Reuters a eu connaissance, l'Etat s'est engagé mercredi à trouver une solution pour alléger la dette de la SNCF et lui donner les moyens de poursuivre la rénovation de son réseau.

Alain Vidalies dit dans cette lettre que le gouvernement remettra en août au Parlement un rapport sur "les solutions envisageables pour traiter la dette historique et les frais financiers qui pèsent sur le groupe SNCF".

De source proche du dossier, on dit que ces solutions pourraient prendre la forme d'une prise en charge d'environ un milliard d'euros d'intérêts payés par l'entreprise, d'une reprise partielle de sa dette ou de moratoires.

La direction de la SNCF négocie depuis des mois avec les quatre syndicats de l'entreprise (CGT, Unsa, Sud-Rail et CFDT) un accord sur une réorganisation du travail dans l'entreprise, dans la perspective de l'ouverture à la concurrence du trafic passagers dans l'Union européenne en décembre 2019.

Ces négociations sont censées aboutir à un accord le 6 juin mais le mouvement contre le projet de loi Travail, auquel se sont joints mercredi une partie des cheminots, est venu brouiller le calendrier.

Le gouvernement a fait pression sur la direction pour accepter des compromis et a même conclu directement le week-end dernier un accord avec la CFDT cheminots, au grand dam du président de l'entreprise, Guillaume Pepy.

Ce dernier, qui aurait mis sa démission dans la balance selon des sources syndicales, ce qu'ont démenti la SNCF et le gouvernement, a demandé à l'Etat des compensations financières.

Interrogé sur ces dissensions, Manuel Valls répond dans un entretien à paraître vendredi dans les quotidiens régionaux du groupe Ebra : "Il ne peut pas y avoir de problème entre le gouvernement et M. Pepy, parce que M. Pepy ne peut pas avoir de problème avec le gouvernement."

(Jean-Baptiste Vey, avec Emmanuel Jarry à Paris, édité par Tangi Salaün)

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  • phili646 il y a 6 mois

    Heureusement que dans le monde du train le mot "solidarité" a un sens. Histoire de ne pas laisser tomber les salariés du privé qui sont sacrifiés sur l'autel des mesures demandées par Bruxelles (loi travail) !!!!

  • scred il y a 6 mois

    typique du comportement patronal. on traite du cas par cas pour faire dans l'individualité et diviser. je connais bien ce genre de stratégie.

  • phili646 il y a 6 mois

    Valls va leur annoncer un os à ronger. Heureusement que dans le monde des cheminots le mot "solidarité" a un sens !!!

  • M9941825 il y a 6 mois

    A chaque "geste " ce sont des millions , voir des milliards d'euros qui viennent alourdir notre dette

  • M4189758 il y a 6 mois

    JPi - Il va nous annoncer combien cela va nous coûter. Mais cela nous en avons l'habitude et nous la gardons: en 2017 nous voterons pour les mêmes H-eavy & Z-éro.