Maison de retraite pour "bêtes de scène"

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À 40 ans, cet ara du cirque Arlette Gruss coule désormais une paisible retraite / Jérôme Wysocki
À 40 ans, cet ara du cirque Arlette Gruss coule désormais une paisible retraite / Jérôme Wysocki

Les quartiers d'hiver du cirque Arlette Gruss ont des airs de maison de retraite en ce mois de janvier. À la Fontaine Saint-Martin, les panthères, yack, ânes et buffle d'eau font de vieux os. Dans les années 1990, Georgika Kobann, le compagnon d'Arlette Gruss, également dompteur de fauves, recherche un terrain pour y sédentariser son cirque lorsqu'il n'est pas en tournée. Il fait l'acquisition d'une parcelle de dix hectares, dans la Sarthe. Un marché qu'il conclut avec le père de François Fillon. Vingt-six ans plus tard, les lieux comptent vingt-sept hectares et sont entièrement dédiés au bien-être animal. En plus des artistes qui viennent se reposer au début de l'été, des animaux en fin de carrière y sont soignés toute l'année.

L'endroit est unique en France. Georgika Kobann, fervent défenseur de la cause animale, s'occupe de chacune des vedettes qui ont foulé le sol de son chapiteau. Des compagnons d'armes qui ont brillé, comme lui, sous le feu des projecteurs. Quand ces animaux artistes semblent ne plus vouloir se produire, il les amène à la Fontaine Saint-Martin et les laisse en paix couler leurs vieux jours. « On ne les envoie pas à l'abattoir. Lorsqu'un animal meurt, on brûle son corps et on l'enterre pour que personne ne récupère ni sa peau ni ses dents. »

Des panthères nourries au poulet

Mais avant de s'éteindre, ces anciennes...

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