Mailly espère que le gouvernement bougera sur la loi Travail

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FORCE OUVRIÈRE ENTEND FAIRE CÉDER LE GOUVERNEMENT SUR LA LOI TRAVAIL
FORCE OUVRIÈRE ENTEND FAIRE CÉDER LE GOUVERNEMENT SUR LA LOI TRAVAIL

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de Force ouvrière, un des syndicats à la pointe du mouvement contre le projet de loi Travail, espère encore que le gouvernement "bougera" sur ce texte, qui achève mardi son parcours au Sénat avant de revenir à l'Assemblée.

FO, la CGT et cinq autres syndicats et organisations de jeunesse appellent à une nouvelle journée de mobilisation contre le texte porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, ce mardi, à la veille d'une nouvelle série de rencontres entre le Premier ministre, Manuel Valls, et les partenaires sociaux.

Mais les services du chef du gouvernement ont averti qu'il s'agissait de faire le point sur le texte sorti du Sénat, pas de rouvrir des négociations, et que si des "évolutions" étaient possibles, sa "philosophie" resterait inchangée.

"Si le gouvernement n'a l'intention de céder sur rien, ça va être un coup pour rien (...) Je ne vois pas pourquoi le Premier ministre nous recevrait", a déclaré Jean-Claude Mailly sur Radio Classique.

"Ou il a quelques annonces à faire (...) Ou alors c'est de la provocation", a ajouté le numéro un de FO. "Je ne pense pas que le Premier ministre soit provocateur, donc j'espère bien que demain il y aura quelques changements."

Force ouvrière rejette notamment l'une des dispositions centrales du projet de loi, la primauté accordée aux accords d'entreprise sur les accords de branche et interprofessionnels.

Une "inversion de la hiérarchie des normes" également rejetée par les autres opposants à la loi El Khomri, qui disent redouter qu'elle ouvre la voie au "dumping social".

"Est-ce que le gouvernement est prêt à garantir la branche d'une manière ou d'une autre ? C'est un des points clefs, ce n'est pas le seul", a souligné Jean-Claude Mailly.

Les entretiens prévus mercredi et jeudi par Manuel Valls et Myriam El Khomri avec les principales organisations syndicales et patronales permettent certes de "renouer un dialogue", a-t-il ajouté. Mais "pour renouer un dialogue il vaut mieux que ce soit positif que négatif, sinon ça va être pire que tout."

(Emmanuel Jarry)

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  • 445566ZM il y a 5 mois

    Les syndicats sont tellement habitués que les gouvernements reculent (bougent)....