Mafia : le déshonneur de l'honorable société

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Antonia Iannicelli, la mère de Coco Campolongom, lors des funérailles du petit garçon âgé de 3 ans, tué par la mafia calabraise à cause des activités de son grand-père Giuseppe Iannicelli.
Antonia Iannicelli, la mère de Coco Campolongom, lors des funérailles du petit garçon âgé de 3 ans, tué par la mafia calabraise à cause des activités de son grand-père Giuseppe Iannicelli.

Giuseppe Iannicelli n'a commis qu'une seule erreur : croire que la 'Ndrangheta, la mafia calabraise, respectait les antiques "règles d'honneur" de l'honorable société. Il se croyait à l'abri en ne quittant jamais son domicile sans son petit-fils, Coco, un enfant de 3 ans. Non seulement il est tombé sous les balles des tueurs, mais les sicaires n'ont épargné ni sa compagne ni Coco.

L'enfant restera un symbole de la cruauté de la 'Ndrangheta, tant sa brève vie a été marquée par la criminalité organisée. L'enfant n'a que 10 mois lorsque sa mère, son père, sa grand-mère et une de ses tantes sont arrêtés dans le cadre d'une opération contre le trafic de drogue dans la région de Cosenza, en Calabre. Coco est alors confié à son grand-père, Giuseppe Iannicelli. Une décision étrange, son grand-père venant de purger une peine de huit ans de prison pour trafic de drogue. Il n'est pas affilié à un clan, mais il écoule chaque semaine 1 kilo d'héroïne qu'il achète au clan des Gitans. Il distribue la drogue dans la rue grâce à deux petits dealers, eux-mêmes toxicomanes, Cosimo Donato et Faustino Campilongo. Les trois forment une petite famille unie : la fille de Cosimo Donato est fiancée avec le fils de Giuseppe Iannicelli, et ce dernier a fait marier sa compagne, Ibtissam Touss, avec Faustino Campilongo pour lui faire obtenir un permis de séjour.

Le rendez-vous est un guet-apens

Toutefois, Giuseppe Iannicelli a besoin de...

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