Luc Chatel élu président du conseil national de LR

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LUC CHATEL, PRÉSIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE LR
LUC CHATEL, PRÉSIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE LR

PARIS (Reuters) - L'ancien ministre de l'Education Luc Chatel a été élu samedi président du Conseil national du parti Les Républicains (LR), succédant à Jean-Pierre Raffarin.

Luc Chatel, qui avait le soutien de Nicolas Sarkozy, a recueilli 55,3% des suffrages du parlement du parti réuni ce week-end porte de Versailles à Paris, contre 44,7% à Michelle Alliot-Marie, qui avait annoncé sa candidature surprise au début du mois.

Un total de 980 militants ont participé au scrutin, alors que la direction du Parti comptait sur la présence de quelque 2.000 conseillers nationaux.

Le point d'orgue du week-end sera le discours de clôture de Nicolas Sarkozy dimanche dans lequel l'ancien chef de l'Etat entend développer un projet qui sera débattu dans les instances du parti puis, a-t-il annoncé samedi, soumis au vote des militants en avril.

"Je présenterai demain un texte qui m'engagera, parce qu'un président élu est un président qui s'engage", a-t-il dit, en indiquant qu'il traiterait de thèmes comme la place qu'il faut accorder à la Nation.

"Il est venu le temps de dire qui nous sommes, ce que nous voulons. Aucun sujet ne doit être tabou", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

"Il faut clarifier notre philosophie politique et préciser nos orientations", a-t-il ajouté à l'adresse d'un parti dont l'unité est mise à mal par la perspective des primaires pour la présidentielle de 2017 à l'automne.

Ses principaux rivaux pour l'exercice, François Fillon, Bruno Le Maire et le maire de Bordeaux Alain Juppé, qui caracole en tête dans les sondages, ne seront pas là dimanche pour l'écouter.

Nicolas Sarkozy a défendu la nécessité pour le parti LR de porter un projet sans attendre que les candidats aux primaires "daignent nous proposer leurs idées".

"Un parti politique sans projet n'est pas un parti politique, c'est un club de supporters", a-t-il déclaré, avant d'inviter le conseil national à donner, par la qualité de ses travaux, une image en contraste avec le "remaniement raté" du gouvernement jeudi.

"Nous ne voulons pas ressembler au Parti socialiste qui n'est fait que de chapelles, de combines et d'affrontements", a-t-il assuré.

(Yann Le Guernigou, édité par Jean-Philippe Lefief)

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